Zoo de Vincennes : comment en est-on arrivé là ?

Le journal Les Echos suggère que le muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) – l’une des principales institutions mondiales dans son domaine – serait « bridé par le zoo de Vincennes ».

Pour sa part, le président du MNHN, le professeur Bruno David, indique :

  1. Le partenariat public-privé (PPP) « a été élaboré avec un manque de réalisme économique, tablant sur des hypothèses de fréquentation du zoo surévaluées, à hauteur de 1,4 million de visiteurs par an »
  2. « Un atterrissage à 400.000 semble inéluctable et inquiétant, car la concurrence fait beaucoup d’investissements » (alors que le parc zoologique a accueilli 650.000 visiteurs en 2017)
  3. « Il faudrait investir dans le zoo deux millions d’euros par an »

S’il est vrai que le recours à un PPP – une solution de facilité dénoncée régulièrement par la Cour des comptes – n’était pas justifié, il n’est pas exact d’affirmer que la fréquentation du parc zoologique ne saurait dépasser un million de visiteurs par an.

En réalité, nos calculs montrent que le potentiel de fréquentation du zoo est largement supérieur à un million de visiteurs par an en vitesse de croisière.Dès lors, comment expliquer la situation actuelle, même en tenant compte des changements de mentalité (préoccupations en faveur du développement durable, méfiance à l’égard des zoos, concurrence des « écrans »…) ?

Comme souvent, elle est dû à un ensemble de causes :

  • Défauts de conception dans le projet de rénovation du parc
  • Manque de leadership
  • Erreurs dans la politique marketing (dont la grille tarifaire) et de communication
  • Outils de médiation perfectibles

Dans ces conditions, peut-on s’abstenir de revoir la stratégie de développement du parc zoologique de Paris ?

Laisser un commentaire