Inaliénabilité des collections

Notre billet du 12 août 2009 (Peut-on vendre les œuvres des musées ?) annonçait le colloque organisé par musée de Mariemont (Belgique) : http://www.musee-mariemont.be/accueil/activites/colloques/linalienabilite_des_collections.

Nous disposons aujourd’hui d’une publication issue de cette journée d’étude : L’inaliénabilité des collections de musée en question, actes du colloque tenu au musée royal de Mariemont le 28 avril 2009, édités par François Mairesse, éditions du musée de Mariemont (http://www.dessinoriginal.com/2814-l-inalienabilite-des-collections-de-musee-en-question.html).

En voici la présentation :

L’inaliénabilité : un principe indispensable ou à remettre en cause ? Vendre, céder ou détruire des collections de musée peut-il se concevoir ? Selon quelle procédure ? Avec quels bénéfices et quels risques ? Que faire du produit d’une possible vente ? Tous les objets sont-ils égaux face à l’aliénation ? Récemment, plusieurs projets visant à modifier le principe général d’inaliénabilité des collections de musée ont été mis à l’ordre du jour, en France et en Belgique notamment. La question interpelle ; elle rencontre, généralement, un refus catégorique de la part des professionnels de ces pays. En vertu du code de déontologie de l’ICOM pour les musées, le retrait d’un objet des collections, par la cession, la vente ou la destruction ne peut être envisagé que si cela ne porte aucun préjudice à la mission d’intérêt public confiée au musée. Ce principe connaît des applications nuancées d’un pays à l’autre. Ainsi, les textes relatifs aux collections publiques italiennes et espagnoles sont très restrictifs. Aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne, les opérations de cession sont autorisées, bien qu’encadrées et limitées. Aliénation versus inaliénabilité, fondements juridiques et jurisprudence de la domanialité publique, expériences belges, néerlandaise et française, autant d’aspects évoqués dans ce volume, qui présente les actes d’un colloque organisé au Musée royal de Mariemont, au mois d’avril 2009, ainsi qu’un certain nombre d’études publiées à la suite de celui-ci.

Notons qu’un colloque s’est tenu au musée du quai Branly sur le même thème les 2 et 3 mars 2010 : L’inaliénabilité des collections publiques, performances et limites ? Le programme de la conférence se trouve à l’adresse suivante : http://www.cecoji.cnrs.fr/article.php3?id_article=206.

On lira également sur le sujet, provenant du blog Muséologique : http://museologique.blogspot.com/2010/05/remise-des-tetes-maories-vers-une.html.

Rappelons enfin l’avis de Didier Rykner sur ce sujet : http://www.latribunedelart.com/une-loi-dangereuse-pour-l-inalienabilite-adoptee-par-le-parlement-article002563.html.

Et vous, quelle est votre position à ce propos ?

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