Chefs-d’œuvre immobiles

Chefs-d’œuvre immobiles

Tel est le titre de l’article de Cécile Lestienne paru dans le journal Le Monde.

En voici le début.

« Point d’orgue d’une tournée triomphale qui l’a menée du Japon aux États-Unis pour finir en Italie,  La Jeune Fille à la perle rentre chez elle, au Cabinet royal de peintures Mauritshuis de La Haye (Pays-Bas). Pour toujours. Le musée, qui rouvre ses portes le 27 juin après deux ans de travaux, ne laissera plus sortir ce chef-d’œuvre de Vermeer : officiellement, la « Joconde du Nord » est définitivement assignée à résidence. Pour admirer ce portrait dont la notoriété n’a fait qu’augmenter depuis la sortie du livre de Tracy Chevalier (en 2000, aux États-Unis), puis celle du film de Peter Webber avec Scarlett Johansson (2003), l’amateur n’aura d’autre solution que de se rendre au petit palais de la capitale néerlandaise.

La Jeune Fille à la perle intègre donc le cercle des chefs-d’œuvre qui, par raison ou nécessité, ne bougent jamais de leur écrin. Interdits de voyages, ils ne se laissent voir qu’in situ. Ainsi, La Naissance de Vénus, de Botticelli, ne quitte jamais les Offices de Florence, ni Les Ménines, de Vélasquez, le Prado, ni Guernica, de Picasso, le Musée Reina Sofia, à Madrid. Tandis que Les Demoiselles d’Avignondu même Picasso, ne sortent pas du MoMA de New York.

Le mondeAutres sédentaires,  La Joie de vivrede Matisse, Le Facteur Roulin, de Van Gogh, et Les Joueurs de cartes, de Cézanne, ne sauraient être décrochés des cimaises de la Fondation Barnes de Philadelphie. Impossible pour le retable d’Issenheim de s’éloigner du Musée Unterlinden de Colmar, tout comme pour l’original de La Petite Danseuse de 14 ans, de Degas, de s’évader de la National Gallery of Art de Washington. Sans oublier La Joconde, bien sûr, résolument fixée au Louvre, dans son caisson blindé.

Pourquoi ces œuvres renommées sont-elles si casanières ? »

La suite est à retrouver à l’adresse suivante.

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