Reconstruire l'écosystème muséal français

La modernisation à marche forcée des musées a produit des résultats notables, en termes de renforcement de l’attractivité de l’offre muséale, de la venue de publics nombreux et de changement de l’image des musées eux-mêmes dans la société.

Toutefois, comme le soulignent le Livre blanc de l’association des conservateurs et le rapport de la Cour des comptes consacré aux musées nationaux, ces transformations trouvent aujourd’hui leurs limites dans plusieurs domaines fondamentaux de leur développement, qu’il s’agisse des budgets, des publics, des personnels ou encore des modes de coopération.

Bien plus, les tensions que connaît actuellement le monde des musées suscitent craintes, critiques et interrogations.

La suite est à lire sur le site des Echos à l’adresse suivante : http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/autres/221136497/reconstruire-ecosysteme-museal-francais.

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2 réponses

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  1. Cédric Magniez
    Cédric Magniez à |

    Bonjour et merci pour cet article.

    Je me permets de réagir sur les préoccupations en matière de personnels des musées et des petites structures en régions.

    Dans une société où la culture est de plus en plus politisée (il suffit de se référer à l’actualité du jour), laissant de moins en moins de marge de manoeuvre aux professionnels de la conservation et de la valorisation du patrimoine, ne faudrait-il pas repenser en profondeur les métiers du musée, leur formation et leur mode de recrutement afin de pouvoir bénéficier d’une corporation muséale unie et « armée » pour prétendre donner les impulsions nécessaires à la reconstruction de ce si fragile écosystème?

  2. Olivier Rousseau
    Olivier Rousseau à |

    Bonjour Jean-Michel et merci pour cet article sur la problématique économique muséale actuelle.

    Je trouve intéressant d’avoir utilisé le terme « écosystème » qui, du fait de la racine commune à écologie et économie, devient ambigüe dans la dernière phrase de l’article en le mettant en parallèle avec l’économie du savoir, de la connaissance, etc. Le terme « écosystème » (créé par Tansley en 1935) au lieu de signifier « système écologique », et donc de passer pour une simple analogie dans le titre de l’article ou son paragraphe n°7, se transforme alors en un néologisme compris comme « système économique », correspondant au sujet même de l’article. Du moins, est-ce là mon interprétation.

    Sur le fond, quelques réflexions en vrac :
    S’il faut « reconstruire l’écosystème muséal français », faut-il donc considérer qu’il a un jour été détruit ? N’est-on pas plutôt « simplement » face à une évolution de l’environnement et de certaines organisations ? Comme tout écosystème, l’équilibre est dynamique, des organismes/organisations s’affrontent, disparaissent ou se renforcent ; beaucoup n’ont pas besoin de changer (à environnement constant) alors que d’autres doivent évoluer s’ils veulent se maintenir ; certains organismes apparaissent et s’épanouissent dans des « niches » tandis que quelques-uns végètent en attendant des conditions plus favorables à leur nature…
    Un système à deux voire à plusieurs vitesses n’a t’il pas toujours été la règle ?
    Si la vision stratégique me paraît incontournable pour se maintenir dans le monde muséal actuel, par contre, je ne vois pas bien comment définir et mettre en place un « principe de solidarité entre les musées » qui soit efficace et universel. Cette solidarité ne serait-elle pas seulement applicable aux organismes contraints par un même financeur ?

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