Dérives commerciales : les musées marchands

Sous la plume de la journaliste Marion Rousset, le mensuel Regards (n° 67, décembre 2009) publie un article sur l’évolution de certains grands établissements culturels 

(http://www.regards.fr/archive/issue/?id=91).

Voici son texte d’introduction : 

« Musées et monuments historiques usent et abusent de pratiques commerciales éprouvées dans le privé. Une tendance qui puise aussi sa source dans les contraintes politiques qui pèsent sur eux. Enquête sur les formes contemporaines du management culturel. »

Regards

Parmi les questions abordées :

  • les tarifs
  • les expositions
  • les activités commerciales

A ce propos, le début de la chronique d’Olivier Cena dans l’édition du 16 décembre 2009 de l’hebdomadaire Télérama mérite d’être cité :

« L’entrée en force de l’art (requalifié pour l’occasion de plastique) dans l’industrie culturelle et le développement de cette dernière créent de nouveaux appétits entraînant parfois de nouvelles pratiques. On sait les musées arc-boutés sur les chiffres de fréquentation comme de vulgaires chaînes de télévision, et les expositions de plus en plus spectaculaires et de moins en moins scientifiques qui en découlent. On sait moins les procédés plus discutables consistant, pour les institutions les moins fortunées, à appâter l’amateur par un titre ronflant et deux ou trois oeuvres vedettes (on pourrait dire, comme au cinéma, bankable), cachant en réalité des manifestations très modestes. »

On mentionnera également l’article consacrée par la journaliste Clarisse Fabre (Le Monde du 4 décembre 2009) au Centre Georges Pompidou. Un conservateur déclare :

« Il y a quelques années, la règle était que les expositions à l’étranger devaient être neutres financièrement. Désormais, elles doivent rapporter de l’argent. D’où des opérations blockbuster au Japon ou en Corée, avec des Matisse et des Picasso pour doper les recettes (…) Avant, les expositions grand public [au Centre Pompidou] servaient à programmer des événements plus difficiles d’accès, et à soutenir des artistes émergents. Peu importait, alors, le nombre de visiteurs. Aujourd’hui, on nous pose systématiquement la question : quel potentiel d’entrées ? »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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