La gestion du patrimoine culturel : questions de formation

Journée d’études

La gestion du patrimoine culturel : questions de formation 

Vendredi 13 juin 2014, en Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, salle Picard

Organisé par l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne

À l’occasion des 20 ans du Master Professionnel (ancien DESS) « Histoire et Gestion du patrimoine culturel » de l’UFR d’histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une journée d’études est organisée le 13 juin 2014 en Sorbonne.

Cette manifestation réunira chercheurs universitaires et professionnels de la culture pour une étude collective et interdisciplinaire de la gestion du patrimoine culturel en France et en Europe, son histoire, ses acteurs et ses enjeux contemporains.

La rencontre vise à articuler, pour la première fois sur cet objet, une perspective historique sur l’introduction des méthodes de la gestion dans le secteur du patrimoine culturel, une approche socio-politique des professions et des compétences requises aujourd’hui par les employeurs publics et privés, et une réflexion prospective sur les effets des transformations à l’œuvre dans le domaine, aux échelles locale, nationale et européenne.

L’axe principal choisi pour la journée est la question de la formation, par l’Université, des futurs cadres patrimoniaux et gestionnaires de la culture.

On assiste depuis une décennie à la multiplication des formations professionnalisantes, dont le DESS créé à Paris 1 en 1993-1994 a été pionnier : au sein des UFR lettres, arts, sciences humaines et sociales, elles sont spécialisées dans les métiers de la culture, l’administration du patrimoine et la gestion des entreprises culturelles.

Il s’agit de mettre en regard cette nouvelle offre de formation universitaire avec les évolutions que connaît l’emploi dans le secteur patrimonial, en termes de nature, de statut juridique et d’ancrage institutionnel, mais aussi en termes de missions confiées aux jeunes professionnels.

La journée d’études espère instaurer autour de ces questions un dialogue fécond entre deux groupes d’acteurs, celui des enseignants-chercheurs et celui des gestionnaires publics et privés du patrimoine culturel.

Au sein de l’Université Paris 1, l’objet « patrimoine » intéresse toutes les disciplines regroupées dans les composantes de recherche et de formation : l’histoire et l’histoire de l’art, mais aussi la géographie et le tourisme, les sciences économiques et de gestion, tout comme le droit.

Aussi cette rencontre anniversaire est-elle une occasion à saisir pour lancer une réflexion collective sur nos programmes de recherche et sur les formations, offertes aux étudiants de Master en particulier, à vocation de recherche ou à finalité professionnalisante.

Ce débat s’enrichira en outre de comparaisons nationale et internationale, manière de questionner à la fois la singularité de l’offre universitaire parisienne dans ce domaine et d’élargir l’horizon des possibles au moment de penser aux adaptations à venir. 

Affiche

Programme de la journée

10h : Accueil des participants

Session 1 (10h30-12h) – « Gérer » le patrimoine culturel

Passant outre l’affirmation d’une irréductibilité du secteur à une approche par la rationalité économique, il s’agit d’en constater les singularités et les résistances. Quels paradigmes mobiliser pour comprendre l’intrication particulière, dans ce champ, entre les logiques issues du secteur marchand et celles du service public ?

Les travaux des spécialistes de gestion et des économistes permettent de penser l’introduction de certaines pratiques de gestion et de management et leur répercussion sur les pratiques professionnelles.

Mais il convient de considérer le phénomène dans une perspective historique : quand et comment sont apparus les administrateurs de la culture ?

Une prosopographie des dirigeants culturels est à faire, afin de caractériser leur formation universitaire et leur « profils », mais également pour analyser l’importance, dans l’insertion des étudiants dans le monde du travail, des stages et emplois à durée déterminée, et des expériences internationales.

Enfin, la féminisation de ces corps professionnels, avec son pendant, la question de la parité hommes/femmes, est une dimension à évoquer.

Modération : Julie Verlaine (Université Paris 1)

Intervenants

  • Robert FOHR (Ministère de la culture et de la communication)
  • Yannick LE PAPE (Musée d’Orsay)
  • Jean-Michel TOBELEM (Option Culture)

Session 2 (14h-15h30) – L’évolution des formations

Il convient d’ébaucher un premier bilan de l’explosion quantitative des diverses formations consacrées aux métiers de la culture : réponse à une évolution structurelle de l’emploi culturel, ou « diagonale du flou » (Claude Patriat et Isabelle Mathieu) ?

Aussi bien, la diversité des horizons disciplinaires est à interroger : ces formations, alliant savoirs et compétences, sont dispensées par des composantes d’enseignement et de recherches se rattachant aux disciplines juridiques et aux sciences de l’économie et de la gestion, aussi bien qu’aux sciences humaines et sociales.

Quels savoirs l’Université peut-elle mobiliser et transmettre, et comment penser les différents apports, pour de futurs jeunes actifs, de disciplines aussi diverses que l’histoire et l’histoire de l’art, la sociologie et l’économie, la gestion et le droit ?

Si une formation professionnalisante doit être « interdisciplinaire », comment penser le dialogue entre disciplines au sein d’une équipe d’intervenants ?

Modération : Maria GRAVARI-BARBAS (Institut de Recherche et d’Etudes Supérieures du Tourisme, Université Paris 1)

Intervenants

  • Florence ABRIOUX et Philippe TANCHOUX (Université d’Orléans)
  • Isabelle MATHIEU et Claude PATRIAT (Université de Bourgogne)
  • Ana VINUELA (INASUP)

Session 3 (table ronde, 16h-17h30) – Débats prospectifs

Comment le contexte actuel redéfinit-il ces notions de gestion, de patrimoine et de culture et quelle place occupent, dans ces redéfinitions, l’Europe, les collectivités territoriales, les entreprises privées ?

Quelles nouvelles exigences en découlent pour les jeunes entrants sur le marché du travail ?

Le regard des professionnels, témoins des changements contemporains, et celui des agences de recrutement, seront ici convoqués ; quels profils sont aujourd’hui recherchés et pourquoi ?

Modération : Patrick BESENVAL (X-Largo)

Intervenants :

  • Cyrielle DAEHN (MNEMOSIS, association des étudiants et des anciens étudiants du Master)
  • Jean PERRIN (Centre national de la chanson des variétés et du jazz)
  • Anne-Catherine ROBERT-HAUGLUSTAINE (Conseil international des musées, ICOM)

Contact : colloque.gestionpatrimoine2014@gmail.com ; julie.verlaine@univ-paris1.fr

Comité d’organisation : Patrick BESENVAL (X-Largo, ancien PAST, Université Paris 1) ; Michèle LARDY (MCF d’anglais, Université de Paris 1) ; Julie VERLAINE (MCF d’histoire contemporaine, Université de Paris 1).

Comité scientifique : Jean-Luc CHAPPEY (MCF histoire moderne, Université Paris 1), Anne CONCHON (MCF histoire moderne, Université Paris 1), Florence DESCAMPS (MCF, École Pratique des Hautes Etudes), Françoise DOCQUIERT (MCF, Arts plastiques et sciences de l’Art, Université Paris 1), Robert FOHR (chef de la mission mécénat, Ministère de la culture et de la communication), Maria GRAVARI-BARBAS (Directrice de l’IREST, Institut de Recherche et d’Etudes Supérieures du Tourisme, Université Paris 1), Xavier GREFFE (professeur d’économie, Université Paris1), Jean-Marie LE GALL (directeur de l’UFR d’histoire, Université Paris 1), Nicole LEMAÎTRE (professeur émérite d’histoire moderne, Université Paris 1), Philippe MAIROT (Conservateur en chef du patrimoine), Laurent MARTIN (chercheur, Sciences Po Paris), Isabelle MATHIEU (IGR-IUP Denis Diderot), Sophie MOURAÏ (conseillère, ProfilCulture), Claude PATRIAT (professeur émérite, Université de Bourgogne), Philippe POIRRIER  (professeur d’histoire, Université de Bourgogne), Fabrice REY (consultant en développement local, Groupe Amnyos Consultants), Anne-Catherine ROBERT-HAUGLUSTAINE (directeur adjoint du Jardin des Sciences de l’Université de Strasbourg), Jean-Michel TOBELEM (directeur d’Option Culture), et le/la président(e) de MNEMOSIS, association des étudiants et des anciens étudiants du Master.

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