{"id":7745,"date":"2020-10-24T08:00:36","date_gmt":"2020-10-24T06:00:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.option-culture.com\/?p=7745"},"modified":"2020-11-16T17:51:25","modified_gmt":"2020-11-16T15:51:25","slug":"journee-detudes-doctorales-dialogues-entre-art-et-droit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.option-culture.com\/?p=7745","title":{"rendered":"Journ\u00e9e d\u2019\u00e9tudes doctorales \/ Dialogues entre art et droit"},"content":{"rendered":"\n<p>Journ\u00e9e d\u2019\u00e9tudes doctorales<\/p>\n\n\n\n<p>En partenariat avec l\u2019\u00c9cole doctorale 441 Histoire de l\u2019art, le D\u00e9partement de recherche en droit de l&rsquo;immat\u00e9riel de la Sorbonne (DReDIS) et l\u2019Institut de Recherche Juridique de la Sorbonne Andre Tunc<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dialogues entre art et droit<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"708\" src=\"https:\/\/www.option-culture.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/dialogueentreartetdroit.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7747\" srcset=\"https:\/\/www.option-culture.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/dialogueentreartetdroit.jpg 500w, https:\/\/www.option-culture.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/dialogueentreartetdroit-212x300.jpg 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>22 octobre 2020<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Galerie Colbert, salle Vasari (9h00 &#8211; 18h00)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Voir les captations vid\u00e9o <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/playlist?list=PL0lIMNx8BqSkwCEce_3_33seaXP2VXh8T\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Responsables scientifiques<\/strong> : Tristan Azzi, \u00c9cole de Droit de la Sorbonne et Dominique Poulot, HiCSA<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Organisatrices <\/strong>: Ina Belcheva, doctorante HiCSA et Sofia Roumentcheva, doctorante EDS, universit\u00e9 de Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<\/p>\n\n\n\n<p>Les domaines de l&rsquo;art, de la culture et du patrimoine se situent au croisement de diverses disciplines. Parmi elles, le droit et l&rsquo;histoire de l&rsquo;art proposent des sujets d&rsquo;\u00e9tude \u00e0 probl\u00e9matiques similaires, que les chercheurs envisagent \u00e0 travers leurs disciplines respectives.Cependant, leurs \u00e9tudes, souvent men\u00e9es en parall\u00e8le, ne se croisent pas toujours. Le besoin de sp\u00e9cialisation que requiert la recherche scientifique tend in\u00e9vitablement vers une discipline unique.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9tude a pour objectif de faire dialoguer les chercheurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans le droit d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, du patrimoine et du march\u00e9 de l&rsquo;art de l&rsquo;autre. Cette d\u00e9marche se situe dans le prolongement des doubles formations universitaires qui int\u00e8grent la pluridisciplinarit\u00e9 dans le secteur. Il s&rsquo;agit de cr\u00e9er une opportunit\u00e9 pour les chercheurs qui appartiennent \u00e0 des domaines diff\u00e9rents de communiquer et de travailler ensemble. L&rsquo;enrichissement mutuel que peut apporter la confrontation des socles th\u00e9oriques et des outils propres \u00e0 chaque discipline peut, esp\u00e8re-t-on ici, avoir des b\u00e9n\u00e9fices non seulement dans le cadre d&rsquo;\u00e9changes ponctuels mais aussi dans les relations des chercheurs \u00e0 long terme.<\/p>\n\n\n\n<p>Les th\u00e9matiques abord\u00e9es, choisies en fonction de leur capacit\u00e9 \u00e0 cristalliser des probl\u00e9matiques qui se situent \u00e0 l&rsquo;intersection du domaine juridique et des \u00e9tudes en histoire de l&rsquo;art, seront abord\u00e9es dans le cadre de pr\u00e9sentations en bin\u00f4mes. Elles permettront l&rsquo;\u00e9change de concepts et de m\u00e9thodes, et ouvrent les portes \u00e0 de futures coop\u00e9rations.<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Voir le d\u00e9pliant <a href=\"https:\/\/hicsa.univ-paris1.fr\/documents\/pdf\/API\/Plaquette_JE_22_octobre_web.pdf\">ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>Programme<\/strong><br><br><strong>9h00 <\/strong>\/ Accueil des participants<br><strong>9h30 <\/strong>\/ Mots d&rsquo;introduction et pr\u00e9sentation des objectifs de la journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9tude, par Tristan Azzi, Dominique Poulot, Sofia Roumentcheva et Ina Belcheva<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Session 1 : Mus\u00e9es et patrimoine culturel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Voir la captation vid\u00e9o <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=y5Sorf3C4CE&amp;list=PL0lIMNx8BqSkwCEce_3_33seaXP2VXh8T&amp;index=1\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>10h00 \/<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean-Michel Tobelem<\/strong>, professeur associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<br><em>Int\u00e9r\u00eat et limite de la notion de marque pour les institutions culturelles<\/em><br>Comment expliquer le d\u00e9veloppement des approches par la notion de marque dans le domaine des institutions culturelles ? Quels en sont les fondements, les int\u00e9r\u00eats et les limites ? La notion de marque est-elle applicable \u00e0 toute institution culturelle ? Comment la mettre en \u0153uvre, dans le respect des missions de l\u2019institution ? Le bilan que l\u2019on peut \u00e9tablir des d\u00e9veloppements relatifs \u00e0 la notion de marque devrait permettre d\u2019en tirer un certain nombre d\u2019enseignements.<br><br><strong>C\u00e9cile Anger<\/strong>, doctorante en droit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne ; responsable du m\u00e9c\u00e9nat et des partenariats au Domaine national de Chambord<br><em>La marque : l\u2019outil juridique ad\u00e9quat pour prot\u00e9ger le patrimoine immat\u00e9riel des mus\u00e9es ?&nbsp;<\/em><br>La marque est fr\u00e9quemment pr\u00e9sent\u00e9e comme un bon outil pour valoriser le patrimoine immat\u00e9riel des mus\u00e9es, en particulier leur nom et leur image.<br>Si la marque constitue en effet un instrument int\u00e9ressant du point de vue de la valorisation, il convient de se demander si elle permet de prot\u00e9ger efficacement le nom et l\u2019image des mus\u00e9es. Avant d\u2019envisager le patrimoine immat\u00e9riel sous l\u2019angle de son exploitation, se pose la question de sa protection. Nous verrons que si la marque pr\u00e9sente des avantages consid\u00e9rables, elle souffre \u00e9galement de lacunes et ne constitue pas n\u00e9cessairement l\u2019outil le plus adapt\u00e9 en mati\u00e8re de protection.<br><br><strong>10h45 \/<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Olivia Guiragossian<\/strong>,&nbsp; doctorante en sciences de l&rsquo;information et de la communication (mus\u00e9ologie), Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle &#8211; Paris 3, laboratoire Cerlis<br><em>Le mus\u00e9e num\u00e9rique : repenser l\u2019institution mus\u00e9ale ?<\/em><br>Le mus\u00e9e num\u00e9rique est-il un mus\u00e9e ? L\u2019apparition des technologues de l\u2019information et de la communication (TIC) au tournant des ann\u00e9es 1980 constitue certainement l\u2019un des bouleversements les plus rapides et profonds de l\u2019institution mus\u00e9ale, provoquant \u00e0 la fois un certain glissement des fonctions mus\u00e9ales (archivage, pr\u00e9sentation et \u00e9tude des objets) et des modifications structurelles quant \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de visite. Entendus comme une \u00ab cat\u00e9gorie de mus\u00e9es dont les collections et les modes de communication sont compos\u00e9es dans leur globalit\u00e9 de mani\u00e8re num\u00e9rique, \u00e0 partir de bases de donn\u00e9es sur ordinateur, g\u00e9n\u00e9ralement via internet \u00bb (Desvall\u00e9es &amp; Mairesse, 2011), les mus\u00e9es num\u00e9riques r\u00e9interrogent les contours d\u2019une institution qui se modifie, d\u00e9finissent de nouvelles modalit\u00e9s d\u2019actions inscrite dans les prolongements du courant de la Nouvelle Mus\u00e9ologie et finalement r\u00e9v\u00e8lent la quintessence du mus\u00e9e (Schweibenz, 2004). En abordant la question de la diversit\u00e9 du champ mus\u00e9ale par le prisme des TIC, nous tenterons ici d\u2019interroger ces bouleversements au travers de quelques exemples (Museu da Pessoa, Musea) et de pratiques qui constituent &#8211; certainement \u2013 des d\u00e9veloppements majeurs pour le mus\u00e9e du XXIe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Clara Gavelli<\/strong>, doctorante en droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<br><em>Le droit d\u2019auteur face aux nouvelles pratiques mus\u00e9ales \u00e0 l\u2019\u00e8re du num\u00e9rique<\/em><br>\u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 les expositions virtuelles se normalisent, les tensions entre le droit d&rsquo;auteur, le num\u00e9rique et le mus\u00e9e s\u2019amplifient. Le num\u00e9rique est non seulement venu bousculer les pratiques mus\u00e9ales, mais aussi le droit d&rsquo;auteur qui peine parfois \u00e0 s&rsquo;imposer ou se faire comprendre quand il est question de diffusion de la culture \u2014 que ce soit au mus\u00e9e ou sur Internet. Les institutions mus\u00e9ales, en se saisissant des nouvelles technologies, touchent un public toujours plus vaste et se trouvent en cons\u00e9quence d&rsquo;autant plus confront\u00e9es aux r\u00e8gles du droit d&rsquo;auteur. La reproduction en ligne d\u2019\u0153uvres n\u2019appartenant pas encore au domaine public fait notamment ressurgir l&rsquo;\u00e9pineuse question du droit d&rsquo;exposition des artistes. La num\u00e9risation ou la virtualisation des \u0153uvres peut aussi se heurter au droit moral des artistes plasticiens. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les photographies d&rsquo;\u0153uvres pr\u00e9existantes et les expositions d\u00e9sormais reproductibles sur les sites mus\u00e9aux incitent \u00e0 repenser les contours de la notion d\u2019\u0153uvre d\u2019art au sens du droit.<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>11h30 <\/strong>\/ Discussion<\/p>\n\n\n\n<p><strong>12h00 <\/strong>\/ Pause<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Session 2 March\u00e9 de l&rsquo;art<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Voir la captation vid\u00e9o <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=PryaIO5H6Do&amp;list=PL0lIMNx8BqSkwCEce_3_33seaXP2VXh8T&amp;index=2\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>13h30 <\/strong>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Emanuelle Polack,<\/strong> docteure, sp\u00e9cialiste de l\u2019art sous l\u2019Occupation, charg\u00e9e de mission au mus\u00e9e du Louvre<br><em>Jalons de provenance de Femme \u00e0 l\u2019ombrelle verte au balcon de Matisse<\/em><br>La pr\u00e9sentation dans un catalogue de vente de tableaux modernes \u00e0 l\u2019H\u00f4tel Drouot le 9 mars 1942 d\u2019une toile de Matisse intitul\u00e9e Femme \u00e0 l\u2019ombrelle, de 1919, d\u2019une hauteur de 65 centim\u00e8tres par une largeur de 46 centim\u00e8tres, sign\u00e9e en bas \u00e0 gauche, ne manque pas de nous \u00e9tonner. Une rapide recherche bibliographique nous m\u00e8ne \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019\u0153uvre appartenait \u00e0 la collection du c\u00e9l\u00e8bre marchand Paul Rosenberg. Ce tableau a \u00e9t\u00e9 mis en vente et rachet\u00e9 par un marchand de la rue du faubourg Saint-Honor\u00e9 \u00e0 Paris. Puis, l\u2019on retrouve la trace de Femme \u00e0 l\u2019ombrelle de Matisse dans une vente aux ench\u00e8res publiques de tableaux anciens et modernes le 30 octobre 1943 dans une galerie \u00e0 Gen\u00e8ve en Suisse. Aucune licence ne semble avoir \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9e pour la sortie du territoire fran\u00e7ais du tableau alors m\u00eame que l\u2019\u0153uvre figurait \u00e0 l\u2019inventaire des \u0153uvres appartenant \u00e0 Paul Rosenberg, confisqu\u00e9es par les autorit\u00e9s occupantes, du coffre de la banque nationale pour le commerce et l\u2019industrie de Libourne. Cette communication ambitionne de dresser une recherche de provenance entre la France et la Suisse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Valentin Huerre<\/strong>, doctorant en droit priv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 2 Panth\u00e9on-Assas<br><em>La mise en \u0153uvre des restitutions de biens juifs spoli\u00e9s<\/em><br>Les \u0153uvres d\u2019art confisqu\u00e9es dans le contexte tragique des actes de spoliations de biens juifs r\u00e9apparaissent de fa\u00e7on croissante sur le march\u00e9 de l\u2019art. Pendant la p\u00e9riode d\u2019apr\u00e8s-guerre, certains d\u00e9tenteurs pr\u00e9caires de biens spoli\u00e9s ont r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019en d\u00e9lester au profit d\u2019acqu\u00e9reurs, pour la plupart dup\u00e9s sur la provenance de ces \u0153uvres et de bonne foi. Aujourd\u2019hui, certains d\u2019entre eux les mettent \u00e0 leur tour en vente ou les confient pour des expositions publiques. \u00c0 ces occasions, on remarque une augmentation des revendications de ces \u0153uvres par les victimes des actes de spoliation ou par leurs h\u00e9ritiers pouvant aboutir \u00e0 leur restitution. L\u2019\u00e9tude de provenance de Femme \u00e0 l\u2019ombrelle verte au balcon de Matisse en est une parfaite illustration. Cette r\u00e9surgence d\u2019\u0153uvres spoli\u00e9es invite \u00e0 se saisir de la question suivante \u00e0 laquelle il conviendra de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019aune de cet exemple : existe-t-il des moyens juridiques satisfaisants permettant aux familles spoli\u00e9es d\u2019obtenir la restitution de leurs \u0153uvres, tout en pr\u00e9servant au mieux les int\u00e9r\u00eats des propri\u00e9taires actuels de bonne foi ?<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>14h15 <\/strong>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>N\u00e9guine Mathieux,<\/strong> conservatrice du patrimoine, directrice de la recherche et des collections du mus\u00e9e du Louvre<br><em>Un d\u00e9sir si commun et si co\u00fbteux : Les faux antiques dans les ventes aux ench\u00e8res du XIXe si\u00e8cle<\/em><br>La multiplication des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques au cours du XIXe si\u00e8cle nourrit fortement le go\u00fbt et le d\u00e9sir des collectionneurs europ\u00e9ens. Mais les fouilles ne suffirent rapidement plus \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 leur demande et \u00e0 alimenter un march\u00e9 en plein essor, nourri par les rivalit\u00e9s d\u2019amateurs et des mus\u00e9es entra\u00een\u00e9s dans une vive concurrence. La salle des ventes devient le th\u00e9\u00e2tre quotidien d\u2019une surench\u00e8re qui brouille progressivement les fronti\u00e8res qui s\u00e9parent la p\u00e9riode antique de la p\u00e9riode moderne. Ainsi, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1870, les ventes et les collections s\u2019emplissent peu \u00e0 peu, de faux : \u0153uvres retouch\u00e9es, imitations proches de l\u2019antique, ou recr\u00e9ations compl\u00e8tes, s\u2019\u00e9changent au milieu des objets arch\u00e9ologiques \u00e0 des prix tr\u00e8s hauts. La supercherie stylistique est d&rsquo;envergure et l\u2019escroquerie financi\u00e8re est importante. Mais si, sous le marteau du commissaire-priseur, les yeux des conservateurs et les \u00e9crits de l\u2019expert, la valeur financi\u00e8re l\u2019objet prend de l\u2019importance, qu\u2019en est-il de sa valeur historique et scientifique ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tristan Azzi<\/strong>, professeur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<br><em>Les lacunes du dispositif actuel de lutte contre les faux artistiques<\/em><br>Qu\u2019est ce qu\u2019un faux en mati\u00e8re artistique ? Quelle est l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne ? Comment le droit positif l\u2019appr\u00e9hende-t-il ? Le dispositif actuel de lutte contre les faux est-il efficace ? Voici les diff\u00e9rentes questions auxquelles l\u2019\u00e9tude se propose de r\u00e9pondre en passant en revue les principales branches du droit concern\u00e9es, qu\u2019il s\u2019agisse du droit p\u00e9nal (dispositif sp\u00e9cial pr\u00e9vu par la loi Bardoux du 9 f\u00e9vrier 1895 sur les fraudes en mati\u00e8re artistique et infractions plus g\u00e9n\u00e9rales applicables aux ouvres d\u2019art telles que la tromperie et l\u2019escroquerie), du droit civil (annulation du contrat de vente d\u2019\u0153uvre d\u2019art pour erreur sur l\u2019authenticit\u00e9 et \u00e9ventuelle mise en cause de la responsabilit\u00e9 des professionnels du march\u00e9 de l\u2019art) ou du droit de la propri\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire et artistique (action en contrefa\u00e7on pour atteinte au droit d\u2019auteur).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>15h00 <\/strong>\/ Discussion<\/p>\n\n\n\n<p><strong>15h20 <\/strong>\/ Pause<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Session 3 Art et cr\u00e9ation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Voir la captation vid\u00e9o <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=G0LpvBMFSbA&amp;list=PL0lIMNx8BqSkwCEce_3_33seaXP2VXh8T&amp;index=3\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>15h40 <\/strong>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Laure Martin-Poulet<\/strong>, pr\u00e9sidente l&rsquo;Arc de Triomphe Empaquet\u00e9<br><em>L\u2019ARC DE TRIOMPHE EMPAQUET\u00c9, le premier projet posthume de Christo et Jeanne-Claude<\/em><br>Christo souhaitait que le projet L\u2019Arc de Triomphe empaquet\u00e9 soit men\u00e9 \u00e0 terme m\u00eame au cas o\u00f9 il mourrait, dans la logique de ce qu\u2019avec Jeanne-Claude, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 2009, ils avaient d\u00e9cid\u00e9 pour leurs projets en cours. Le 27 septembre 1982, est cr\u00e9\u00e9e CVJ Corporation, structure juridique administrant la mise en \u0153uvre des projets temporaires et autofinanc\u00e9s du couple. Christo en \u00e9tait le pr\u00e9sident jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s. Pour chaque projet entrant dans sa phase de r\u00e9alisation, une filiale est \u00e0 son tour cr\u00e9\u00e9e dans le pays o\u00f9 il a lieu et sa dur\u00e9e d\u2019existence est li\u00e9e au r\u00e8glement de tous les aspects dudit projet. Dirig\u00e9e par Vladimir Yavachev, neveu de Christo, AdT WRAPPED SAS, est la succursale fran\u00e7aise pour la r\u00e9alisation du dernier projet parisien de Christo et Jeanne-Claude, qui est aussi avec celui du Rideau de fer de 1962, l\u2019un des plus anciens. C\u2019est donc dans ce cadre et dans ces circonstances in\u00e9dites dans l\u2019\u0153uvre de Christo et Jeanne-Claude que l\u2019\u00e9quipe Christo va s\u2019attacher \u00e0 concr\u00e9tiser ce projet doublement symbolique dans le respect de la vision de Christo et du monument.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Edouard Treppoz<\/strong>, professeur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<br><em>L\u2019ARC DE TRIOMPHE EMPAQUET\u00c9, quel regard du droit d\u2019auteur sur ce premier projet posthume de Christo et Jeanne-Claude ?<\/em><br>Le droit et plus particuli\u00e8rement, le droit d\u2019auteur, a d\u00e9j\u00e0 eu \u00e0 s\u2019int\u00e9resser au travail de Christo et Jeanne-Claude. Ainsi, si une premi\u00e8re d\u00e9cision avait pu reconna\u00eetre que l\u2019id\u00e9e d\u2019emballer des objets ne pouvait pas \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e, une deuxi\u00e8me d\u00e9cision avait, en revanche, retenu que \u00ab l\u2019id\u00e9e de mettre en relief la puret\u00e9 des lignes d\u2019un pont et de ses lampadaires au moyen d\u2019une toile et de cordage \u00bb \u00e9tait prot\u00e9g\u00e9e. La nature posthume de l\u2019Arc de Triomphe Empaquet\u00e9 soul\u00e8ve de nouvelles questions juridiques. Ainsi, celle de la titularit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre achev\u00e9e peut \u00eatre pos\u00e9e. Si le projet est tr\u00e8s certainement l\u2019\u0153uvre de Christo et Jeanne-Claude, sa r\u00e9alisation pourrait devenir une \u0153uvre composite, \u00e0 condition que la r\u00e9alisation posthume suppose une part de libert\u00e9 suffisante. Une seconde difficult\u00e9 peut alors surgir, lorsque cette part de libert\u00e9 conduit \u00e0 d\u00e9naturer l\u2019\u0153uvre. Il faut alors arbitrer entre respect de l\u2019\u0153uvre et libert\u00e9 de cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>16h25 <\/strong>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ina Belcheva<\/strong>, doctorante en histoire de l&rsquo;art et patrimoine \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<br><em>L&rsquo;\u00ab \u00e9veil \u00bb des monuments : interventions artistiques sur le patrimoine monumental du r\u00e9gime communiste bulgare<\/em><br>En 2011, une action artistique dote des monuments de Sofia d&rsquo;oreillers, un commentaire ironique du fait que la ville \u00ab dort, au lieu de discuter de son pass\u00e9 et de son pr\u00e9sent \u00bb (ICA Sofia : 2011). Cette \u0153uvre, nomm\u00e9e Sleeping City (La ville endormie), intervient \u00e0 un moment o\u00f9 les discussions sur les monuments du r\u00e9gime communiste en Bulgarie gagnent en importance et reprennent place au centre des d\u00e9bats politiques, sociaux et artistiques. L&rsquo;ann\u00e9e 2011 relance donc les r\u00e9flexions concernant le patrimoine monumental du socialisme en Bulgarie. En analyse, nous proposons trois actions de cette p\u00e9riode, afin de pr\u00e9senter les diff\u00e9rentes strat\u00e9gies artistiques de r\u00e9activation et d&rsquo;\u00ab \u00e9veil \u00bb des monuments, qui se transforment en v\u00e9ritables acteurs. Par le biais de l&rsquo;art contemporain, nous observons le d\u00e9veloppement d&rsquo;une conscience patrimoniale envers les vestiges du pass\u00e9 r\u00e9cent, ainsi que la mise en place de pratiques m\u00e9morielles et artistiques durables.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sofia Roumentcheva<\/strong>, doctorante en droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne<br><em>Enjeux du droit d&rsquo;auteur li\u00e9s \u00e0 la transformation des \u0153uvres monumentales sur la voie publique<\/em><br>La transformation, voire la destruction d&rsquo;une \u0153uvre monumentale, qu&rsquo;elle soit faite en guise de geste artistique ou de contestation politique, peut \u00eatre un terrain de confrontation non seulement id\u00e9ologique, mais aussi juridique. Les exemples sont multiples : un projet de r\u00e9habilitation pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, un d\u00e9placement, une installation artistique sur un monument pr\u00e9existant, un graffiti ill\u00e9gal, etc. Les \u0153uvres monumentales cristallisent les conflits entre droits et int\u00e9r\u00eats parfois antagonistes \u00e0 la fois des propri\u00e9taires des supports mat\u00e9riels et des titulaires des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. Il n&rsquo;est pas toujours \u00e9vident de concilier les droits de l&rsquo;auteur de l&rsquo;\u0153uvre initiale, les imp\u00e9ratifs de s\u00e9curit\u00e9 et la libert\u00e9 de cr\u00e9ation. La transformation des \u0153uvres monumentales sur la voie publique va \u00eatre envisag\u00e9e ici sous l&rsquo;angle du droit d&rsquo;auteur fran\u00e7ais et des probl\u00e9matiques \u00e0 la fois de qualification et d&rsquo;exploitation des droits qu&rsquo;elle g\u00e9n\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>17h10 <\/strong>\/ Discussion et remarques finales<\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Journ\u00e9e d\u2019\u00e9tudes doctorales En partenariat avec l\u2019\u00c9cole doctorale 441 Histoire de l\u2019art, le D\u00e9partement de recherche en droit de l&rsquo;immat\u00e9riel de la Sorbonne (DReDIS) et l\u2019Institut de Recherche Juridique de la Sorbonne Andre Tunc Dialogues entre art et droit 22 octobre 2020 Galerie Colbert, salle Vasari (9h00 &#8211; 18h00) Voir les captations vid\u00e9o ici. 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