François Mairesse et "Le musée hybride"

Doté de connaissances encyclopédiques et d’une érudition sans faille, François Mairesse – directeur du musée royal de Mariemont (http://www.musee-mariemont.be) – est l’un de nos plus importants muséologues, et pas seulement dans l’espace francophone.

A ce titre, chacune de ses publications permet de situer une question dans le temps et dans l’espace, grâce à des considérations à la fois académiques et professionnelles.

Mairesse

La question du don – en relation avec celle de l’Etat et du marché – est au coeur du livre, mais on y trouve également des développements consacrés à la tarification et à l’aliénation d’oeuvres.

Pour un ouvrage appelé à devenir une référence, on regrettera toutefois l’absence d’un index.

Reste qu’il serait dommage de se priver d’une lecture dense, informée et propice à la réflexion sur l’évolution internationale du monde muséal. 

Présentation de l’éditeur (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110078070) :

Le monde des musées et celui de l’économie, avec leurs exigences respectives, cohabitent parfois difficilement. Entre le « Tout État » et le respect de la mission de service public qui lui est attaché et le « tout marché » avec les perspectives d’autofinancement, l’auteur de cet ouvrage a envisagé une autre logique, celle du don, qui ouvre la voie à une gestion d’un nouveau type. Toutefois, comme aucun de ces trois modes de financement ne saurait se suffire à lui-même, il préconise une combinaison de ces trois logiques, prélude à d’autres modes de fonctionnement des musées.

Une réponse

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  1. Olivier Rousseau
    Olivier Rousseau à |

    Bonjour ! Merci pour cette info bibliographique.
    J’avais beaucoup apprécié son ouvrage paru en 2002 et intitulé  » le musée, temple spectaculaire : une histoire du projet muséal ».
    Avant d’expliciter la notion de « spectaculaire muséal », Mairesse y évoquait notamment les externalités du musée, terme emprunté au vocabulaire économique pour désigner les retombées diffuses, positives ou négatives, de l’action muséale sur son environnement : identité culturelle, tourisme, qualité de vie, rôle social, détente, prestige, promotion de nouveaux talents, développement économique. Une notion des plus stimulantes à l’heure des projets de musée stratégique (musée où le projet muséographique vient en second derrière un projet qui lui est stratégique).
    Dans cet ouvrage, Mairesse parlait également du « musée mercatique », un musée ouvert sur son environnement et orienté vers le marché et plus précisément les segments du marché les plus rentables pour l’institution (le grand public au détriment des chercheurs et des milieux défavorisés par exemple).
    Le musée mercatique de Mairesse, une notion à mettre en parallèle avec votre « Organisation culturelle de marché » ?

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